La révolution de la couleur promet de démocratiser les tablettes numériques (tabletcorner.wordpress.com)

Publié 1 décembre 2009 par tabletcorner
Catégories : Livre numérique

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Il est certaines révolutions qui font leur lit jour après jour dans la plus grande discrétion.

La lecture numérique en fait à coup sûr partie et il suffirait d’une modeste avancée technologique supplémentaire pour que d’un cercle de privilégiés cette révolution silencieuse passe la barrière de la notoriété pour atterrir dans le champ des gadgets indispensables.

S’il y avait une étincelle pour engendrer l’explosion de ce nouveau moteur technologique, ce serait certainement l’apparition de la couleur sur les tablettes numériques. Quoi de plus frustrant que de se retrouver à admirer en noir et blanc les esquisses parsemant le dernier Harry Potter ou de décrypter la volatilité exacerbée du Dow Jones en dégradé de gris ? On se croirait tout bonnement revenus 20 ans en arrière lorsque l’on s’extasiait dans un centre commercial, par un samedi après-midi pluvieux, devant les écrans des premiers ordinateurs (trans)portables qui semblaient vouloir concurrencer les appareils d’échographie.

Bref, après avoir mollement décollé ces 2 dernières années, l’évolution des livres numériques pourrait suivre une courbe hyperbolique en 2010 avec l’apparition de la couleur. Le futur produit d’Apple, dont le Web bruisse de rumeurs, devrait envahir le marché et révolutionner les habitudes de lectures comme la firme de Cuppertino a pris l’habitude de le faire. Toutefois la véritable révolution technologique concernant le papier électronique couleur (la tablette d’Apple ne devrait être dotée que d’un banal écran LCD ou OLED) est à attendre du côté d’autres acteurs, qui, ces derniers jours n’ont pas été avars d’annonces.

Le coup de semonce est partis du japonais Bridgestone qui a présenté sa future gamme d’écrans couleur en papier électronique. A peine 5,8 mm d’épaisseur, contre près du double pour les écrans actuels, et pouvant afficher jusqu’à 4096 couleurs. Cerise sur le gâteau, un temps de rafraîchissement deux fois plus rapide (0,8 seconde) que l’unique référence couleur commercialisée actuellement, le FLEpia de Fujitsu.

La deuxième salve est l’œuvre d’une jeune société néerlandaise, Liquavista, qui fait un parcours technologique singulier sur le chemin des écrans couleurs puisqu’elle ne fait pas appel à du papier électronique mais à  une technologie d’electrowetting ayant des fonctionnalités bien plus poussées que le papier électronique, avec de la vidéo fluide, des interfaces tactiles et surtout, la couleur.  A voir dans la vidéo ci-dessous (à partir d’1min15)


En espérant que cette jeune pouce ait les reins assez solides pour passer de la R&D à la commercialisation de masse.

PVI, le leader du secteur, se devait de réagir à ce flot d’annonces et est également entré dans la danse. Outre la présentation d’écrans transparents, la firme a annoncé la mise en production de ses premiers écrans couleur mi-2010.

Dernière annonce et non des moindres : celle de Samsung. Si le prototype couleur du larron coréen pourrait prêter à sourire tellement ses performances semblent en deça de la concurrence, n’oublions pas la force de frappe que l’entreprise, leader dans certaines catégories d’écrans plats tv, a su démontrer par le passé.

Et les annonces s’enchaînent, comme celle de Qualcomm et son écran révolutionnaire qui promet de la vidéo fluide en couleur.

A coup sûr la concurrence sera rude et beaucoup d’acteurs se retrouveront dans les starting-blocks.

2010 sera l’année des tablettes ou ne sera pas !

Qui a peur du grand méchant livre numérique? (tabletcorner.wordpress.com)

Publié 22 novembre 2009 par tabletcorner
Catégories : Genial!

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L’avènement inexorable et insidieux de la lecture numérique inquiète. Normal, la nouveauté inquiète toujours. Les chantres du bouquin odorant semblent déstabilisés par ce qu’ils considèrent comme un loup entrant dans la bergerie pour dévorer et anéantir des siècles de culture littéraire.

Une société japonaise a peut-être trouvé le moyen de les réconcilier avec leur peur ancestrale des canidés. Mobile Art Lab a eu l’idée simple mais géniale de mélanger les genres. Dans le règne animal cela aurait consisté à faire copuler un ovidé avec un canidé, tâche ma foi complexe et aux probabilités d’echec importantes. Dans la vie réelle, la tâche s’avère un peu plus aisée puisqu’il s’agit d’insérer un iPhone dans une coque en carton coloré. A priori, peu d’intérêt me direz-vous. Pour l’homminidé qui a perdu toute fantaisie et dont l’imagination est aussi fade qu’une endive blanche en pleine tempête de neige, certes. Par contre, pour le petit d’Homme en devenir, dont l’imagination sans limite lui permet encore de voir toute sorte d’animaux roses voler dans sa chambre, l’exercice a l’air digne d’intérêt*.

Magneto Serge!

Le concept est tout bonnement génial! Limité à une population encore adepte des livres d’images, mais génial! A quand le même concept pour les mémoires de Mme de Sévigné?

* Il est possible que certains adolescents voient encore voler quelques mammifères roses dans leur chambre, mais cela est sans doute dû a d’autres causes…

Le site web de Mobileart Lab

Swisscom s’attaque au marché du livre électronique

Publié 12 novembre 2009 par tabletcorner
Catégories : Livre numérique

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dcfEn quête de relais de croissance, le géant bleu semble avoir découvert un nouveau continent encore vierge. La lecture numérique pourrait ainsi devenir l’un des piliers d’une offre de quintuple play encore en devenir.

L’arrivée du Kindle en Europe il y a quelques semaines semble créer des vocations puisque le leader suisse du marché des télécoms a annoncé le 10 novembre 2009 qu’il allait lancer début 2010 un projet dans le domaine du livre électronique en collaboration avec différents éditeurs suisses. L’idée, comme le souligne Mathias Kienholz, responsable de l’innovation de Swisscom, est « d’élaborer une solution à même d’apporter des contenus aux clients suisses ».

C’est sur un marché encore quasiment vierge et prometteur que le géant bleu se positionne de la même manière qu’il l’avait fait pour la télévision numérique. Stratégie pionnière et gagnante puisque Bluewin TV est devenu le leader helvétique de la vidéo à la demande avec 186’000 abonnés à ce jour.

Swisscom a donc non seulement le nez fin mais également de l’ambition puisqu’il s’est associé pour ce projet pilote aux principales maisons d’édition suisse : le groupe NZZ, Ringier, Orell Füssli ainsi que Tamedia et Edipresse qui fait désormais partie du giron de cette dernière. A noter que Payot devrait également être de la partie.

Le but de cette union sacrée est d’aboutir à une solution qui puisse offrir au marché suisse un logiciel permettant de lire électroniquement du contenu, principalement suisse, qu’il provienne de journaux, revues ou livres. Chaque contenu se doit d’être lisible sur différents supports tels qu’ordinateurs, téléphones portables ou tablettes numériques.

Aspect intéressant et novateur, tous les contenus, quelques soient leur provenance seront regroupés dans un lieu central qui permettra d’y d’accéder par voie mobile à toute heure et en tout lieu.

Outre le programme qui sera ouvert et donc utilisable sur n’importe quel appareil, plusieurs modèles d’ardoises numériques devraient également voir le jour si l’on en croit Britta Reinhard, qui travaille sur ce projet. Voir à ce propos la vidéo de Xavier Studer sur son blog télécom.

Dans un article du Temps, Philippe Gendret, chargé des activités numériques chez Edipresse, fait également état des recherches de solutions appropriées à la lecture de journaux qui se dirigeraient plus vers une version A4 d’ardoise numérique.

Le projet pilote devrait être lancé début 2010 et la décision quant à la mise sur le marché à l’issue de ce projet. Quel que soit le verdict, cette diversification tout azimut est le signe que les stratèges de Swisscom sentent le vent tourner et cherchent des relais de croissance par rapport aux marchés traditionnels que sont la téléphonie mobile ou l’internet large bande. Ces deux marchés sont certes des vaches à lait mais dont la croissance propre n’est basée que sur le renouvellement du parc d’appareils pour le premier et conditionnée à la mise en place d’infrastructure lourdes de fibres optiques pour le second.

On peut donc tout à fait imaginer que d’ici quelques années Swisscom nous propose de nouvelles offres « quintuple play ». Après le quadruple play proposé actuellement et comprenant de la téléphonie fixe, de la téléphonie mobile, Internet et de la télévision, la lecture de journaux, magazines ou livres pourraient constituer le 5e pilier d’une diversification gage de survie du géant bleu sur le long terme.

Le communiqué de presse officiel de Swisscom

Le blog télécom de Xavier Studer

Le nook, un nouvel acteur majeur de l’édition numérique est né!

Publié 19 octobre 2009 par tabletcorner
Catégories : Livre numérique

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Accaparé par l’arrivée de la version américaine du Kindle à travers le monde, bien peu ont prêté attention au débarquement d’un nouveau venu, j’ai nommé le nook!

Fruit numérique de Barnes & Noble, un mastodonte de l’édition littéraire outre-atlantique, ce nouveau livre électronique a les atours suffisants pour pouvoir tenir la dragée haute à Amazon et ses différentes versions de Kindle, et ceci aussi bien du point de vue fonctionnalités techniques, puissance de frappe commerciale ou générosité du contenu. Un appareil, aussi sophistiqué soit-il, ne serait en effet rien sans du contenu disponible en abondance et suffisamment varié pour intéresser un large public, sans oublier encore le marketing inhérent à propulser sa notoriété.

Ce qui fait la singularité du nook par rapport à tous les modèles actuellement disponibles est sans aucun doute son double affichage. La partie supérieure, constituée d’une feuille de papier électronique, affiche le contenu proprement dit d’un ouvrage. La partie inférieure quant à elle est un affichage tactile à cristaux liquides qui permet d’accéder aux différents menus et fonctions disponibles de manière conviviale. Une vidéo valant mille images et une images valant mille mots, la présentation ci-dessous a valeur de véritable roman (numérique bien sûr…):

Une brève comparaison du Kindle 2 et du nook est fort intéressante et tendrait à donner l’avantage au second. Son système de navigation couleur et tactile mise à part, le nook dispose encore d’une double connexion sans-fil, 3G et Wi-fi, alors que le Kindle 2 ne dispose que de la 3G. Un slot d’extension permet d’augmenter sensiblement la capacité en livres du nook et surtout ce dernier supporte le format ouvert ePub, garant d’une compatibilité avec la plupart des lecteurs et magasins du marché.

Cerise sur le gâteau, le nook propose un ingénieux système de prêt de livre actuellement encore inconnu chez tous ses concurrents. Possibilité est donc donnée au lecteur ayant acquis un ouvrage de le transférer sur un iPhone, iPod touch, Black-Berry ou même sur PC ou sur Mac pour pouvoir le lire sur un autre appareil et apparemment par une autre personne. Cette dernière innovation pourrait constituer une véritable révolution dans la gestion des droits numériques d’auteurs !

A noter encore que le nook est le premier eReader basé sur Androïd, le nouveau système d’exploitation développé par Google pour les appareils mobiles. Ce dernier, toujours au fait des dernières tendances numériques, mets donc un pied de manière indirecte sur le nouveau continent des livres électroniques. La ruée vers l’or vers ce nouvel eldorado a commencé.

Actuellement encore indisponible à la vente le nook l’est toutefois à la pré-vente au prix de 259$.  Toute une série d’étuis et d’accessoires, comme par exemple une lampe de lecture (le papier électronique à l’instar du papier standard ne permet pas d’être lu sans source de lumière externe) et même une assurance contre les dommages l’accompagnent.

Le site officiel du nook